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 DIANNE REEVES

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Rom
Hazarbalthazar
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Nombre de messages : 674
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 09/07/2007

MessageSujet: DIANNE REEVES   Mar 31 Juil - 20:38

Une nouvelle "camélia" parmi nous.





C'est l'histoire d'une déferlante jazzy qui inonde le monde entier de sa classe.
Cette histoire, c'est Dianne elle-même qui nous la raconte à travers ses chansons.

Cela commence par la recherche d'une voix.
Quand on veut se caler dans la continuité de Sarah Vaughan, Carmen McRae, ou Ella Fitzgerald, il ne suffit plus de chanter sous la douche ! Alors Dianne Reeves part à la quête d'expériences dans divers styles musicaux, aux influences africaines, brésiliennes, R&B, gospel, pop, et jazz bien sûr.
Le menu des festivités s'affiche déjà très copieux!
Deux premiers albums émergeront: Welcome to My Love, en 1982, et For Every Heart, en 1995. On les retrouvera dans l'anthologie du label Blue Note, sortis dans The Palo Alto Sessions.

Pendant ce temps, l'envie de raconter des histoires via la musique amène Dianne à chanter sa vie, source d'inspiration de ses créations.
La suite de son ascension continue: engagée comme première chanteuse par le label Blue Note en 1987, une explosion d'albums très éclectiques propulse la chanteuse au devant de la scène, accompagnée par de prestigieux musiciens, mentors au statut digne d'une future grande de la scène jazz mondiale.
On y trouve entre autres Clark Terry, Sergio Mendes, Gene Harris, Harry Belafonte, James Moody, Phil Woods, Terri Lyan Carrington, Duke Ellington...
Ses albums se succèdent donc au gré des styles et des musiciens. En 1987 et 1989 sortent Dianne Reeves et Never Too Far Remember, aux couleurs pop et R&B, latin jazz avec l'album I Remember en 1991, pop, soul, jazz dans Art and Survival en 1994, Quiet After the Storm en 1994, très jazzy et récompensé d'un grammy, The grand Encounter en 1996, That Day en 1997, jazzy aussi. Son cousin George Duke produit et fait les arrangements de Bridges en 1999 et du live In The Moment.
Durant toutes ces années, Dianne Reeves perfectionne, apprend, compose, et sa personnalité ainsi que sa voix la propulsent comme chanteuse aux couleurs propres et à la stature de "grande" .
On notera d'ailleurs l'excellent Live au New Morning, en 1997, qui fut un atout majeur dans la reconnaissance de l'artiste par le public.
Tout ne serait pas bouclé pour Dianne Reeves sans un album hommage, The Calling : celebrating Sarah Vaughan, dédié à sa plus grande inspiratrice

quelques extraits

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Bannister
Dom Perignon
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Localisation : Paris
Date d'inscription : 23/06/2007

MessageSujet: Re: DIANNE REEVES   Mer 1 Aoû - 20:43

Merci pour ce texte plein de fraîcheur. J’ai toujours été un peu partagé au sujet de Diane Reeves et je me suis souvent dit qu’elle était capable du meilleur comme du pire, qu’elle pouvait prendre une ballade par les épaules et la planter avec talent au milieu de nulle part et, deux minutes après débouler sur un plateau habillée en Santa-Claus et gaspiller ses notes pendant les trois quarts d’heures de rires pré enregistrés qui tiennent lieu de spectacle à l’Amérique imbécile sanctifiée par Georges Bush.

Et puis je l’ai vue dans Good bye and Good luck et j’ai été autant conquis par le film de Georges Clooney – le neveu de Rosemarie – par David Strathairn que par la très belle présence vocale et physique de Diane Reeves qui accomplit des merveilles au sein d’un petit combo et sur des arrangements intelligents et sobres de Catingub.

Mais c’est bien d’élégance dont-il faut parler quand la manière de filmer se trouve prolongée par celle de chanter, que le dialogue s’instaure entre les images d’un monde politiquement noyé dans la grisaille dévolue aux choses délétères, avec ses accidents en forme de chute dans l’ombre qui, inévitablement, surviennent. Il y a dans les longs travellings qui vont de la salle de rédaction au studio d’enregistrement, des studios de la chaîne de télévision en guerre contre le mensonge au visage dévoilé d’une soudain si grande chanteuse, du visage de la chanteuse au corps endormi d’un suicidé, de grands moments de cinéma et d'histoire.

Le mensonge d’Etat et l’instauration d’un pays de Cocagne construit sur les ruines, abondamment arrosées du sang des Rosenberg, de toute conscience sociale ont fait mourir par étouffement un nombre incalculable de talents, d’intelligences et de sensibilités qu'on peut en avoir le vertige.

D’où cette plongée dans l’Amérique d’une guerre si froide qu’on y gèle encore en plein soleil. Il faut se souvenir -dans Pick Up On South-Street de Samuel Fuller - de cette petite vieille vendeuse de cravates et indic qui supplie un tueur de mettre fin à ses insupportables journées, elle aura le temps de murmurer avant de mourir, scénario anticommuniste fou oblige, Are You a Commie?

Et les guerres et les défaites, les mensonges, les trahisons, les ordures répandues, la bêtise, la solitude inévitable, enfin, cela se chante d’abord et aussi.
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DIANNE REEVES
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